Une simple clémentine
Je suis intervenue pour la journée fédératrice du réseau de l’AIU.
Le thème que la direction m’a proposé était : « se détacher du quotidien ».
Il y a plusieurs manières d’aborder le sujet et j’ai décidé de le traiter du point de vue de la sophrologie Caycédienne, le nouveau regard.
Se détacher du quotidien c’est changer le regard qu’on y porte.
C’est investir le quotidien plutôt que de le fuir.
Et cela se fait de plusieurs manières :
· Changer notre niveau d’implication : je suis à ce que je fais
· Mettre de la joie quand c’est possible
· Changer le regard
Nous avons donc joué 😊.
Comme dans chacune de mes intervention le jeu a une place importante. Pas de sophrologie sans jouer.
Ici il s’agissait d’un jeu d’observation en équipe. Regarder l’autre comme si on ne l’a jamais vu. Poser un regard neuf. Chaque personne doit changer son apparence et faire deviner ce qui a changé. Les personnes enlèvent une montre, intervertissent leur lunettes, etc etc. Je les trouve trop sages et je décide tout simplement de donner une clémentine à l’une d’entre elle. Le jeu se déroule et les détails sont trouvés les uns après les autres. Tous les détails ou presque. Personne ne voit la clémentine !
Pour quelle raison ? parce que les participants ne s’y attendent pas. Ils ont leur cadre et dans ce cadre il ne peut pas y avoir de clémentine. C’est » hors norme ».
Evidemment c’était drôle et sans jugement, mais bien un moyen de prendre conscience de ce qui est notre quotidien. Un ensemble d’actions de réactions, de gestes inscrits dans un cadre normé. Si je suis dans une réunion de travail il y a de la place pour des lunettes, un stylo et même un café. Mais une clémentine….
Evidemment si on avait fait ce jeu dans un autre cadre, amical par exemple, la clémentine aurait été très certainement repérée.
Le jeu et la sophrologie aident entre autres, élargir les possibles
Et vous quelle clémentine avez-vous vu aujourd’hui ?